Là, je vous parle de ma nouvelle robe, et non pas de moi ! Le hors-série Coudre c'est facile n°5 est sorti en septembre: il me le fallait !

Quand je l'ai feuilleté, j'ai tout de suite craqué pour la petite robe tunique réversible, et qui en plus peut se porter derrière devant… si là, y'a pas du vêtement polyvalent… Dans le même temps, j'ai acheté des mètres et des mètres de tissus en destock sur internet et j'ai aussi fait un p'tit tour chez MT (oui il faudrait que j'arrête, mais j'arrive pas à me sevrer). Avant même de l'avoir commencée, j'imaginais déjà cette robe sur moi et j'avais une idée bien précise du rendu qu'elle aurait (quelle illusion !).

Malheureusement, j'ai commencé à douter et à sentir ma douleur au moment de la découpe des tissus… aussi bien l'un que l'autre m'ont donné des sueurs froides. Le voile de lin est mou, et même repassé au maximum du fer, certains plis refusaient de partir ! Quant au deuxième tissu, une vraie anguille ! Un joli tissu noir mais fin et glissant…

C'est la première fois que je travaillais des tissus de ce genre, et à l'idée de me lancer, j'en avais des palpitations (oui toujours le sens de la mesure…). Tant qu'à faire de travailler dangereusement, j'ai testé ma surjeteuse et assemblé les robes avec ma bête (wahou, soyons fou !). Après pas mal de déboires pour trouver les bons réglages, je dois dire que le rendu est im-pe-ccable !!! La couture s'est révélée être dans l'ensemble une promenade de santé, et, ma foi, je suis plutôt contente de mon travail. Je ne regrette définitivement pas de l'avoir adopter cette bestiole là.

Bon, trêve de bla-bla, place aux photos !

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Voile de lin noir réversible (destockage), tissu viscose/polyester noir et biais noir (MT)

Les boucles d'oreilles sont de Céline Durieux - Graine au Vent, une créatrice de ma région et ce qu'elle fait mérite vraiment le coup d'oeil. Je les ai acheté dans l'une des boutiques éphémères de ma ville.

J'ai pris la taille L pour le buste et M pour les jupons. Je n'ai pas fait de modifications au modèle que je trouvais bien comme cela, si ce n'est l'ampleur des jupons. J'ai réduit de 3 cm sur la pliure, pour ôter un surplus de plis (12 cm au total) toujours un peu disgracieux dans les modèles japonais, et j'ai centré ces mêmes plis sur une plus petite largeur au milieu de l'empiècement. En fait, j'aurais pu prendre un taille M pour le tout et travailler sans marge de couture car c'est encore un peu trop large par rapport à ce que je souhaitais. J'ai fait une surpiqûre au niveau du col ; et là aussi, je l'ai bien senti que les tissus glissaient !

Le souci, c'est que ça s'est sérieusement gâté sur la fin, au moment d'attaquer les ourlets. Forte de ma couture à la surjeteuse réussie et pleine de confiance en moi (damned !), j'ai décidé de tenter les ourlets roulottés. Mais quelle mouche m'a piquée? Impossible de trouver les réglages, et ça ne roulottait pas du tout ! J'ai réussi à flinguer deux aiguilles avec mes tentatives. Un ourlet disons "traditionnel" s'est aussi révélé impossible : tissu qui glisse, se tord, etc. Du coup, allez hop, on met un biais rapporté… mais le tissu noir étant tellement léger, le rendu était celui d'un abat-jour bon marché :

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Parfaitement, ça rebiquait pareil ! Je me suis un moment demandée comment j'allais finir cette satanée robe, je me voyais mal la laisser à cru, avec ses fils pendouillants… J'ai donc viré le biais et fini le bas de la robe au surjet - sans roulotter oui… vous arrivez à suivre? et j'ai fait un point zig-zag par-dessus car c'était pas joli. J'imagine déjà les couturières expérimentées crier au scandale devant ma méthode peu conventionnelle je vous l'accorde, mais c'était le seul moyen de récupérer le chantier.

Et après l'ourlet roulotté, voici le concept d'ourlet massacré… ça pourrait être pire, mais ça pourrait être mieux aussi !!!

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Même si j'ai dompté la bestiole en partie, j'ai encore deux ou trois choses à régler avec elle… on va bien voir qui est le chef !!!